Tu n’oses pas publier ? Moi non plus.
Ta publication n’est jamais assez bien ? Moi aussi. Ce qui m’a débloqué : un système plutôt que de la volonté. Je te le montre, pièce par pièce.
Unai Etchart Publié le 8 octobre 20267 min de lecture Essai
En bref
- Rien n’est jamais assez bien : fixe une date, et publie ce jour-là.
- Pars de ce que tu as déjà : ton site, tes notes, tes échanges.
- Un chemin toujours le même t’évite de tout redécider à chaque publication.
Il manque toujours quelque chose. Je corrige. Il manque encore autre chose, je corrige de nouveau. Puis je trouve que ce n’est pas bien, et je recommence. Pendant des semaines, c’est comme ça que j’ai « préparé » le lancement de mon site.
Si tu te reconnais là-dedans, la suite est pour toi. Je te montre le système qui m’aide à publier, pièce par pièce. Chaque pièce se reprend sans mes outils.
Qu’est-ce qui te retient de publier ?
Le site était en ligne, et il marchait. Mais pour moi, il n’était jamais assez bien pour en parler.
Ça m’a coûté des occasions, sûrement plus d’une. On me demandait mes tarifs, et j’avais l’impression de ne rien avoir d’assez abouti à montrer. Je voyais aussi des gens se lancer avec moins de préparation que moi. Eux osaient. Je crois qu’il y avait la peur de me montrer, tout simplement : ça ne me ressemble pas.
Comment j’ai fini par publier ?
Un jour, je me suis dit : je termine la version basque, et j’y vais. Même si je vois encore beaucoup de choses qui ne vont pas. Je me suis fixé une date, le 1er octobre, quoi qu’il arrive. Ce jour-là, mes premières publications programmées sont parties sur Instagram et Facebook.
Une date tient mieux qu’un niveau de qualité. Le niveau recule à chaque relecture, la date ne bouge pas.
Pourquoi un système plutôt que de la volonté ?
Parce que la création de contenu, je n’ai jamais aimé ça. Je suis plutôt discret. Passer des heures à chercher comment « se vendre », ça me pèse. Et je me connais : je suis très routinier. Si je saute un jour sur une tâche que je n’aime pas, j’arrête.
Si tu fonctionnes comme moi, compter sur ta motivation chaque semaine ne tiendra pas. Un cadre qui revient toujours pareil, si. Alors j’ai construit ma propre solution, avec l’IA, et j’ai fait d’une tâche pénible une sorte de jeu. Ce n’est toujours pas naturel pour moi. Mais c’est devenu agréable.
À quoi ressemble ce système ?
Ce n’est pas une application. C’est un dossier sur mon ordinateur, et une IA avec qui je discute. Il part de ce que j’avais déjà : mon site, qui dit qui j’aide et comment, et des mois de notes confiées à mon IA, mes réussites, mes doutes, mes échecs. Du contenu, j’en avais. Savoir en parler, c’était le plus dur.
Chaque publication suit le même chemin :
- Je note une idée, et d’où elle vient.
- Je décide à qui elle sert, et ce que j’attends du lecteur.
- L’IA rédige à partir de mes notes, et prépare les visuels aux couleurs de mon site.
- Je relis, je corrige, et rien ne part sans mon accord.
Je suis très technique, beaucoup moins designer. Le système reprend la charte graphique de mon site, et je l’ai déclinée en trois styles de visuels pour varier. En une journée, j’avais deux mois de publications prêtes.
Mon tableau de bord, à ce stade
À qui est-ce que je parle ?
Avant d’écrire, j’ai répondu une fois pour toutes à trois questions, sur une seule page : à qui je parle, ce que je propose, ce que je ne dirai jamais. Je la relis avant chaque publication, et l’IA qui m’aide la lit aussi. Je ne repars plus de zéro.
À reprendre chez toi : prends une feuille et écris ces trois réponses. Garde-la près de toi quand tu écris.
Comment rendre mes publications reconnaissables ?
Ma charte existait déjà : c’est mon site. Mes publications reprennent ses couleurs et sa police. Une seule couleur attire l’œil, un vert. Et chaque publication part d’un modèle déjà réglé, jamais d’une page blanche.
À reprendre chez toi : ouvre ton site et note ta couleur principale, la police de tes titres, et à quoi sert chaque couleur.
Pourquoi un décor par type de publication ?
J’ai habillé la même page de trois façons : un éclair, de grandes formes, un carnet. Même texte, mêmes couleurs, seul le décor change. Chaque type de publication a le sien : l’éclair quand je me présente, les grandes formes pour mes offres, le carnet pour mes essais.
À reprendre chez toi : pas plus de trois décors, choisis selon ce que tu publies, pas selon ton humeur.
Comment faire des visuels qui bougent, sans montage ?
Mes publications sont d’abord de petites pages web. Un outil les filme et en tire une courte vidéo qui tourne en boucle. Ma première erreur : le texte arrivait en glissant, donc la page se vidait à chaque tour. Depuis, une règle : ce qu’on lit ne bouge pas. Le mouvement vit autour.
À reprendre chez toi : regarde ta vidéo tourner trois fois. Si le texte disparaît à chaque tour, fige-le.
Pourquoi regarder ma grille avant de publier ?
Sur ton profil, on ne lit pas tes publications une par une : on voit toute la grille d’un coup. Mon tableau de bord me montre mon profil tel qu’il sera à une date donnée, et ce qui manque à chaque publication avant de partir.
Tu peux l’essayer toi-même, avec mes vraies publications et leurs vrais chiffres : il a sa page, Mon pilotage Instagram. C’est le même outil que celui que j’utilise chaque semaine.
À reprendre chez toi : sur une feuille, dessine trois colonnes, écris tes prochaines publications dans les cases, et regarde l’ensemble.
Comment savoir d’où viennent mes contacts ?
Chaque lien que je partage porte une petite étiquette, qui dit d’où vient le clic : une publication, une Story, ma bio. Mon tableau de bord affiche ensuite les visites de chaque publication. Mes premiers chiffres, début octobre : 178 visites sur le site, dont cinq seulement par un lien étiqueté. Cinq visites ne prouvent rien, mais le système marche.
À reprendre chez toi : ajoute une étiquette à tes liens, et demande à chaque nouveau contact comment il t’a trouvé.
Qu’est-ce qui a déjà raté ?
Un lecteur m’a signalé que ma flèche « glisse » pointait à droite, alors que le doigt glisse vers la gauche pour avancer. Je l’ai corrigée dans toutes les publications à venir.
Ce n’est pas parfait, et ce n’est pas grave.Ce que ça change pour toi
Tu n’as pas besoin de mon système pour commencer : une date suffit. Prends dans les pièces ci-dessus ce qui te sert, laisse le reste. Et chaque vendredi, sur Instagram, je te montre un cas pratique : un vrai problème, ce que j’ai fait, ce que tu peux en reprendre.
Une première personne va bientôt essayer ce système avec son propre contexte. Je te raconterai.
Ce que je ne sais pas encore
C’est un essai. Le gain de temps, je le ressens, mais je ne l’ai pas mesuré. Une journée pour deux mois de publications, c’est mon expérience, pas une promesse. Je ne sais pas non plus si ces publications te parlent. Ce qui est clair dans ma tête ne l’est peut-être pas pour toi. Je ferai le bilan début décembre, et je mettrai cette page à jour.
Et si l’IA t’enlevait une tâche pénible ?
Décris-moi ton quotidien : je te dis où l’IA peut t’aider, et ce que je peux mettre en place avec toi.
Parlons de ton projetDécris ton besoin, je te recontacte rapidement.
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