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Akolia, plateforme de bilan de compétences
Les trois phases légales d’un bilan de compétences, la matière du bénéficiaire et la synthèse qui les conclut, dans un seul outil conçu pour la traçabilité qu’exige Qualiopi.
- Mission cliente
- Bilan de compétences
- Qualiopi
- RGPD
- Dev assisté par IA
L’origine
Ophélia Rochotte accompagne des bilans de compétences sous sa marque, Akolia. Avant de m’appeler, elle avait monté son outillage elle-même, avec les moyens dont elle disposait : un site vitrine sous WordPress pour être trouvée, et le suivi de chaque parcours dans un site Google Sites, doublé de documents à télécharger et à remplir avec la personne accompagnée. Ça a tenu, et longtemps.
Puis ça a cessé de tenir.
Le problème
« Avant la plateforme, je mettais tout dans des dossiers informatiques que je remplissais avec la personne : c’était long et fastidieux. » (Ophélia Rochotte, témoignage recueilli en cours de projet, juillet 2026.)
Le coût réel n’était pas la fatigue, c’était la trace. Le bilan de compétences est encadré par le Code du travail, et la certification Qualiopi impose d’en prouver le déroulé : l’analyse du besoin, le franchissement des trois phases légales, le document de synthèse et sa remise. Tenir cette preuve dans des documents bureautiques n’est pas un inconfort d’organisation, c’est une fragilité de conformité. Et la matière du bénéficiaire, celle qui fait toute la valeur du bilan, vivait à côté de l’outil au lieu de vivre dedans.
Ce qui a été construit
Une plateforme qui porte le parcours entier. Le bénéficiaire avance dans les trois phases légales du bilan, préliminaire, investigation et conclusion : l’ordre entre les phases est verrouillé, à l’intérieur il travaille comme il veut, et tout s’enregistre au fil de la saisie. Rien ne s’ouvre avant que le cadre légal soit posé hors plateforme, c’est la consultante qui active l’accès et l’ouverture laisse une trace datée. Le contenu se range en rubriques, sous-rubriques et briques de natures variées, du questionnaire au dépôt de document en passant par des modules qui calculent un résultat et le rendent en clair, toujours annoncé comme un point de départ à explorer et jamais comme un verdict. Tout ce que le bénéficiaire produit atterrit dans son dossier, qui reste le sien.
Côté consultante, un tableau de suivi montre où en est chaque bilan, et une barre de capture permet de noter un verbatim pendant l’entretien : la note est privée, elle s’accroche seule à la bonne rubrique, et elle évite de quitter la conversation pour tout ressaisir après coup. La synthèse se compose ensuite dans un éditeur en deux volets, la matière du bilan à gauche et le document à droite, puis s’exporte en Word et en PDF accessibles. Elle n’est jamais un document automatique : elle se relit, se corrige et se signe. Le cycle de vie légal de la donnée est traité comme une fonction du produit et pas comme une case à cocher : la synthèse se distingue des documents de travail, sa conservation demande un accord écrit, la clôture déclenche une purge planifiée et tracée, et le bénéficiaire exporte tout son dossier quand il le décide. Une consultante peut aussi opérer l’espace d’une personne empêchée, sous mandat, chaque écriture restant marquée de sa provenance. La mission a produit un second livrable, un nouveau site vitrine, construit et pas encore publié.
Ce qui le distingue
- Le cadre légal a dessiné le produit, pas l’inverse : les trois phases du Code du travail, ce que Qualiopi demande de prouver et le cycle de vie de la donnée ont été cadrés avant la première ligne de code.
- Rien n’y est un verdict : les modules qui calculent rendent un classement et une lecture en clair, présentés comme un point de départ à explorer, jamais comme un jugement sur la personne.
- La matière appartient au bénéficiaire, et le produit le dit à l’écran : propriété exclusive, rien de communicable à un tiers sans accord écrit, export intégral en un fichier.
- Une personne empêchée n’est pas laissée dehors : la consultante peut opérer son espace sous mandat, et chaque écriture reste marquée de sa provenance.
Faits de construction
- Durée
- Environ cinq semaines de mission, mise en production à venir (15 juin au 19 juillet 2026)
- Documents de méthode
- 193, versionnés
Détails techniques
- Type
- Plateforme métier régulée : espace bénéficiaire + espace consultante, contenu de parcours versionné
- Front
- Next.js 16 (App Router), React 19, TypeScript strict, Tailwind CSS
- Données
- PostgreSQL + Prisma, cloisonnement AU NIVEAU BASE par RLS (par bénéficiaire et par consultante)
- Comptes
- Better Auth auto-hébergé (sessions en base, rôles cloisonnés)
- Documents
- Éditeur TipTap, export Word (docx) et PDF accessible (PDF/UA)
- Conformité
- Journal d’audit append-only, purge planifiée, chiffrement au repos des champs sensibles
- Hébergement
- Scaleway région France (fr-par) : base managée, stockage objet et secrets, hors CLOUD Act
- Rôle
- Cadrage, architecture, développement et conformité (solo, dev assisté par IA)
La méthode
Mission cliente menée seul, en dev assisté par IA pour la vitesse, adossée à la même méthode que le reste de ce dossier : brief, cahier des charges, architecture, découpage en epics, et une rétrospective à chaque bloc livré. Ce n’est pas une singularité de ce projet, c’est la cohérence de tout ce que je construis.
Le cadrage a porté d’abord sur la conformité, parce que c’est elle qui dessine le produit : ce que le Code du travail impose au déroulé, ce que Qualiopi demande de prouver, ce que le RGPD exige d’un cycle de vie de données sensibles. Le reste en découle. Et ce qu’Ophélia avait déjà construit n’a pas été jeté : sa trame de bilan, ses exercices, ses consignes, tout ce qu’elle avait écrit, structuré et éprouvé avec de vrais bénéficiaires a servi de matière de départ. C’était la partie la plus difficile à obtenir, et elle existait déjà.
Le résultat
La plateforme est construite et en cours de finalisation. Elle n’a pas encore servi sur de vrais bilans : les gains d’usage ne sont donc pas mesurés, et rien ne sera avancé ici tant qu’ils ne le seront pas.
« Ça me fait gagner du temps, de l’argent, mais c’est aussi une manière de me différencier de mes concurrents. » (Ophélia Rochotte, témoignage recueilli en cours de projet, juillet 2026.) Ce propos a été recueilli pendant la construction, avant tout usage réel : c’est ce qu’elle constate à ce stade, pas un retour d’expérience sur des bilans conduits dans l’outil.
Le repère chiffré viendra quand elle aura conduit deux ou trois bilans dans la plateforme. Il sera mesuré, jamais estimé.